mercredi 17 juin 2015

Etat chronique de poésie 2505





2505

Ton rire gagne peu à peu
Toutes les directions du vent
Tes bras se font moulin
A moudre les tragiques paroles
.
Avec ta rage de vivre
A l'envers d'un temps mort
Tu ris

*

De trop loin je regarde
Les formes dessinées
Sur les sables du désespoir
Corps perdus
Dont Mare Nostrum
Ne voulait point
.
De trop loin refuse de voir
Tant l'horreur me dégoute
Femmes et enfants
Violés et vendus
Têtes coupées
Signant nos échecs
.
Ô vibrante humanité défaite
Pauvre espèce perdue
En oublis de pensées
En pures pertes de mémoire
Que n'ai-je assez crié
Avant que haine ne s'anime
.
Je suis de ce bord du monde

*

Accomplissez donc votre chemin
En murs murmures apprenez la parole
Ne laissez nul autre causer en votre absence
Ouvrez les portes de la dignité
Pour ne point sombrer avec le navire du temps

*

Insondable colère
.
Insondable révolte
.
Tu craches sur ce monde
.


8 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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