lundi 15 juin 2015

Etat chronique de poésie 2503





2503

Dès lors tu cherches à recenser
Les avenues pavées où chercher
Le sable doré de rêves à échanger
.
Que nuées grises s'avancent en l'azur
Tu frémis un peu sous le frais zéphyr
Et demeure debout à la proue de ton esquif

*

Tant de coups portés
Sur les têtes fragiles
Tant de peurs avancées
Qui dament le pion d'avenir
.
Il te faut ici parsemer tes pages
De cette sourde colère
Où sombres injustices fourbes
Sont présentées en fatales ironies

*

Prendre force pour ne rien céder
Ouvre donc tes bras et accueille
Ce que mers et vents t'inspirent
Aux aubes de délices et de rêves
.
L'aurore parfois se met à chanter
Un violon l'inspire aux bas-fonds
Où détresse et ivresse partent
Au caniveau de temps révolus
.
Dès lors t'en va avec balluchon
Souiller les pavés de ville perdue
Endormie et paisible d'apparence
Tissée en mille histoires de misère
.
Tiens bon le cap en tes révoltes
N'abandonne rien ami de tes soupirs
Insoumis arpente les rives solitaires
Où ton chant serpente comme ruisseau

*

Car c'est de musique
Qu'il nous faut abreuver
Les sillons de vos ennuis
.
Révolte au cœur
.


6 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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