vendredi 12 juin 2015

Etat chronique de poésie 2500





2500

Mais regardez comme déjà
La peur au ventre vont
Les soutiers du capital
Qu'ils n'écrivent que fadaise

*

Chaque jour se fait plat
Sous leur œil concupiscent
.
Ils prétendent au contrôle
Veulent mettre œil partout
Prompts à sacrifier
Maigres libertés
Pour que profits soient saufs

*

Dès lors vois-tu
Il faut cette intensité
Lorsque déluge s'en vient
Emportant les maigres esquifs

*

Nous serons tous naufragés
A ne jamais prendre garde
Aux rochers qui nous guettent
.
C'est ici qu'affleure ma colère
Tant de tromperies
Dans ces manières de faire
Comme si rien jamais ne devait arriver
.
Tant de mensonges par omission
Qui te fais croire
Etre au-dessus de la mêlée
.
Jusqu'au jour où plus rien ne va
Où les amis te tournent le dos
Travail perdu sans rémission
Divorce assuré et enfants éloignés
.
Celui qui tombe est un pestiféré
Rien ni personne ne vient à son secours

*

Dès lors solitaire
Tu attends la nuit pour pleurer
Le jour tu rases les murs
.


3 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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