mercredi 10 juin 2015

Etat chronique de poésie 2498





2498

Aux matins de longue nuit
Te voilà rêvant
De légère brise
Succédant aux orages
.
Quelque chose qui t'élève
Où tant d'encres t'enfoncent
Aux sables mouvants
D'un temps éperdu
.
Un soupçon de beauté
Libéré juste avant l'aurore
Aux cieux humbles
Où mots s'éparpillent

*

Car toujours tu oscilles
Entre beau et laid
Entre clair et obscur
.
Toujours tu trempes plume
En l'encre lascive de tes amours
Puis aussitôt en détourne le cours
Pour d'impétueuses colères
.
Ce monde abject te fournit les preuves
Quotidiennes du malheur infligé
Des doubles ou triples peines vécues
.
De guerres en trépas
De tortures en torpeurs
Vont les hommes
Tes semblables
.
Et tu ne sais vivre
Sans colère rentrée
Sans hargne à combattre
.
Tu affûtes ta plume
Ne sachant de quelle arme
Te munir pour abréger
Les souffrances impies
Les injustices criantes
Les crimes impunis
.


1er avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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