vendredi 5 juin 2015

Etat chronique de poésie 2495





2495

C'est toujours un peu hésitant
Que tu abordes la page
Mots en berne au crépuscule
.
Tant de rêves occultés
Lorsque jour s'en vient
Ouvrant un temps morose
.
De quoi saurions-nous donc
Alimenter nos heures
Puisque murs se dressent
Devant regards médusés
.
Là-bas
Sur l'autre rive
Une femme
Presque une enfant
Mâchoire meurtrie
D'avoir trop approché
Maréchaussées sans scrupules
.
Ici on va
Pensées absentes
Arpenter les rues marchandes
Quête effrénée
De l'objet vain
.
Au culte de l'argent roi
S'accouple celui de l'inutile

*


Ici on ne pense pas
Monsieur
On se plie aux impératifs
D'un monde sous dictature
.
On obéit aux ordres
Fussent-ils pour le pire

*

Aux soirs désespérés
Fatigue sur les paupières hagardes
Tu vas de ta plume frémissante
Effleurer la page blanche
En pure perte
.
Mais ne peut t'en empêcher
.


28 mars 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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