mardi 2 juin 2015

Etat chronique de poésie 2492





2492

Tu aurais pourtant aimé
Devant le feu vif
En l'âtre du coeur
La tenir dans tes bras
Boire à ses lèvres
La liqueur des soupirs
.
Tu aurais pourtant aimé
A doigts tremblants
Découvrir la suprême beauté
Trop longtemps assoupie
Sous les draps du silence
.
Tu aurais pourtant aimé
Lentement découvrir
La peau frémissante
Emu émue du silence
Plonger aux délices
Du désir retenu
.
Tu aurais pourtant aimé
Mais elle n'était plus là
Tes bras se sont refermés
Sur son absence

*

T'endormir contre sa peau
Boire jusqu'à l'extase son parfum
Enivré danser sous une pluie d'étoile
.
Elle sera reine de cette nuit endiablée

*

Mais rappelle-toi
Homme de peu
.
Tu n'es qu'un passant
Ephémère apparition
Tu avances sans trompettes
A pas discret d'avant l'aube
.
Entre deux étoiles cueille
Petit bouquet de mot
Les dépose aux pieds
D'un jour aux heures infinies

*

Ne te reste rien une fois le jour venu
.


24-25 mars 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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