lundi 1 juin 2015

Etat chronique de poésie 2491





2491

Dos à la fenêtre désormais
Pour ne pas voir ni entendre
La psalmodie des cacochymes
Heureux d'avoir porté le fiel
.
Dos à la fenêtre désormais
Si solitaire en tes songes
Tu poursuis ta route perdue
A contrecourant des mièvres

*

Puiser aux racines de l'ombre
La force de penser encore
Sans l'âpreté du devoir
.
Tes yeux voient bien au-delà
Plongent aux méandres discrets
Puisent aux sources du temps
La subtile fleur jaillie sans attendre
.
Que sais-tu au fond
Toi qui parfois te porte juge
De ce qui en têtes éperdues
Dès lors que vie n'est plus
Que triste bataille
Juste avant de rendre les armes

*

C'est au moment le plus inattendu
Que surgit la voix du cœur
Celle qui te prend par la main
Par les lèvres et la tendresse
.
Devant le feu brûlant
Tu lâchais tes soupirs
Rêvant d'un autre vie
De l'autre côté du miroir
Où ton âme se lasse


*

Attendre sais-tu
Ouvrir les bras
Et attendre
.
Que vienne l'étoile
En l'heure douce
D'un crépuscule hésitant
Sous la pluie des désirs
.


24 mars 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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