vendredi 29 mai 2015

Etat chronique de poésie 2488





2488

Parfois je m'arrête
Mots en berne
Matinée pluvieuse
.
Parfois m'en vais
Cherchant je ne sais quoi
En marche solitaire
.
Me faut tant de silence
Tant de respiration
Tant de petits vents
.
Puis demeure suspendu
Au dessus des flots gris
Deux pieds dans la boue
.
D'ici contemple le temps
Et son éveil tardif
Et m'en retourne

*

Tu laisses le vide envahir la page
Contemple le silence posé à la ligne
Un point final serait bienvenu
Où mots s'accumulent en fleuve
.
Ne rien savoir faire de ce que main écrit
Laisser en jachère le rythme du temps
Parcourir un instant ce qui fut
Puis retourner au silence implacable
.
Sais-tu seulement pourquoi
Plume et doigts s'accordent
En quelle vanité sacrilège
Tu ajoutes pages aux pages
.
Si tu ne sais apprends à te taire
Tisse les fibres muettes
En voile opaque
.
Ne laisse donc rien voir
De ce flot qui te hante
Fuis
Fuis tant qu'il est temps
Reviens à l'obscur
Et pleure
.


16-20 mars 2015

© Xavier Lainé, mars 2015, tous droits réservés

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