jeudi 28 mai 2015

Etat chronique de poésie 2487





2487

J'ai regardé les larmes du ciel
Couler sur les paupières roses
D'un prunier saluant le printemps
.
Les deux pieds dans la boue
J'ai suivi le cours gris des eaux
Zébrées de branches tombées
.
Un dimanche de brume
Coeur en bandoulière d'avoir trop rêvé
Me suis évadé sur des ailes d'aurore
Goûtant au délice solitaire
De ma ville silencieuse

*


Ici et là s'envolaient
Petits signes de vie
En volutes de fumées
Signant un lent éveil
.
J'oeuvrais à ces petits riens
Qui font que matin se fait beau
Sous les grises pensées du temps

*

J'ai tissé dans le silence
La couronne de douces prières
Laissé dériver au fil du courant
Mes mots perdus en l'antre du jour
.
Aucun livre jamais ne s'en fera mémoire
Ainsi va le sort à qui ne sait pérorer

*

Ouvre donc tes heures
Passant un instant arrêté
Ouvre donc les pores de ta peau
Les pailles de ton esprit
A la douce beauté un instant tenue
Dans la rencontre de deux verres d'oubli
.
Ne détourne pas les yeux lorsqu'amour
Tend ses bras d'infinies tendresses
Au sombre théâtre où s'agitent les ombres

*

En l'ultime silence
M'en vais te rejoindre
Ô sublime offerte
.


15 mars 2015 

© Xavier Lainé, mars 2015, tous droits réservés

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