vendredi 22 mai 2015

Etat chronique de poésie 2481





2481

Tu aurais aimé
Ouvrir grand tes bras
Et qu'intense beauté
S'y blottisse
Comme un signe de printemps
.
Tu aurais aimé
En langoureux baiser
Entamer la route du jour
Temps suspendu
A l'intensité des soupirs
.
Tu aurais aimé
Dégrafer les ultimes attaches
Libérer les somptueux désirs
Déclinés en épaule nue
En courbes avenantes
.
Tu aurais aimé
Couler un temps d'aurore
Sur l'arrondi de folle beauté
Peau effleurée dans la douce clarté

*


Ne t'est resté que goût amer
Lorsque belle enfuie
Murée en étrange silence
Tu demeures en petit matin blême
.
Car n'est plus qu'amour
Pour conjurer les tristes sorts
D'un monde à l'agonie

*

Tu as tant attendu
Bras ouverts et lèvres ardentes
Que vienne se poser le papillon tendre
D'un jour de fol oubli
.
Que vaine fut ton espérance
Chaque jour ressemble au précédent
Lorsque le jour se lève hagard
.
Bras vides tu suis ton chemin
A l'ombre des rêves déçus
Qui font linceul d'une vie
Puisque toujours détournée
.


7 mars 2015 

© Xavier Lainé, mars 2015, tous droits réservés

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