jeudi 21 mai 2015

Etat chronique de poésie 2480





2480

Il est parfois bon de regarder en face le passé
Avant que nous saute à la figure les bévues
.
Ils savaient ce qu'il faisaient
Ils savaient quoi faire
Et avec qui
.
Le crime est de n'avoir pas vu
D'avoir refusé de voir
Qui était de quel bord
Quel serait le capitaine
Coupable de notre naufrage
.
Il est bon de revoir le passé
Aux lumières du présent

*

Tant de vents contraires
Tant de contrariétés
Qu'à demeurer joyeux
Tu finis coupable
.
Beauté demeure refuge
Lorsque naufrage s'en vient
Lorsque coque déchirée
Le navire tangue et gîte
.
Dès lors face aux nuées
Tu dresses la force des mots
La vigueur des notes soulevées
Voix comme ultime voile
.
De telles harmonies t'invitent
Que rien ne saurait te détourner
De ton sentier d'étroit vertige
D'où jeter tes mots comme sort
.
Tant de vents contraires
tant de contrariétés
Qu'à demeurer joyeux
Tu te sentirais coupable

*

Le poème gît en révoltes défaites
En vêtements épars sur le sol des détresses
Le poème gît en ruines balayées
Où la mémoire se fait poussière
.


5-7 mars 2014

© Xavier Lainé, mars 2015, tous droits réservés

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