mardi 19 mai 2015

Etat chronique de poésie 2478





2478

Les murs résonnent encore de ce temps
Musiques lancées comme ultime signal
Tout est prêt désormais et l'enfant veille
L'enfant écoute et regarde oeil complice
.
Plongeant aux racines des maux tu ne sais
En quelle texture elles plongent se déploient
Tu cherches et ne sais faire qu'explorer
Incertain et petite proie de tes doutes
.
Soudain au détour de tes mains ta voix
Ta voix s'élève et le chant t'échappe
Nul ne pense à en souligner la présence
Etonnante résurgence en l'heure concentrée
.
Tu avances en ces jours d'infortune
Tangues un peu dans l'aube qui tarde
Observes perplexe la ligne en berne
De tes maigres rémunérations éteintes
.
Tu entres au palais du dedans hagard
Explore le soies inconnues de tes rêves
Explosés sur le mur des farouches soldats
D'une finance qui serre le garrot des êtres
.
Ta page s'ouvre sur les nuées grises
Une ondée vient sur ton visage fatigué
Tes mots desserrent l'étau des conventions
Libérant l'azur délicat et la soif de rêveries

*

Si vaine attente désormais
Que silence a pris le pas
Sur les élans
.
L'aube se dessine en creux
Aux draps mouillés de sueur
La trace de corps défaits
.
Rien n'est lorsque le vide s'installe
En la demeure de l'esprit


*


Tu veilles sur la rive inconsciente
Appelles un murmure délicieux
Où ne reste plus que cendres
En l'âtre de ta mémoire
.


4-7 mars 2015

© Xavier Lainé, mars 2015, tous droits réservés

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