dimanche 26 avril 2015

Etat chronique de poésie 2456





2456

Lorsque vient matin
En nuit attardée
Sur les épaules d'un rêve
Tu ne sais ce qui arrive
.
Tu regardes et écoutes
Tant de voix élevées
Clamant la douceur d'un instant
La fragilité d'un moment
.
Tes doigts hésitent
Sur la porte du temps
Vient l'heure de contempler
Si belle jeunesse épanouie
.
Ô va de ton chant ardent
Eveiller nos pauvres indignités
A d'autres utopies à accomplir
Lorsque nuit s'attarde
.
Paupières lourdes
Sur des désirs d'aurore
Tu ne sais quels contours
Dessiner de ta plume involontaire
.
Créer avec ta soif
Créer avec ta faim
N'attendre nulle récompense
Créer avec ton âme
.
Lorsque vient matin
En nuit mutine
T'attardes en tendre soupir
D'un enfant assoiffé

*

De quelle soif
De quels rêves
De quelle nuit
Viens-tu
.
Toi qui est
Qui demeure
Assis dans la nuit
D'un doigt hésitant
Montre les étoiles
.


1er Février 2015

© Xavier Lainé, février 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire