samedi 28 mars 2015

Etat chronique de poésie 2435





2435

Entendrez-vous l'appel vous qui marchiez
Ou demain serez-vous rentrés dans vos pénates
Absent à ce qui est de la fabrique de violence
.
Entendrez-vous parler d'égalité vous qui marchiez
Puisque désormais vous voilà tous frères
Nous voilà par la force des choses
.
Entendrons-nous l'appel des morts de froid
Des morts de faim comme des morts de plume
Grelotant dans nos oublis de lendemains qui déchantent
.
Il serait temps de ne plus s'asseoir ni se coucher
De prendre la parole pour ne plus la lâcher
De se parler de s'écouter puisque le chemin est ouvert
.
Ne rentrez donc pas chez vous vous qui marchiez
Et vous qui ne marchiez pas sortez vos regards
Ouvrez vos yeux sur la merveille d'être Hommes
.
Ne rentrez pas chez vous et vous sortez
Et marchez à votre tour chasser les corbeaux
Qui croassent encore sur nos plaines
.
Sortez donc tous et regardez les plumes voler
Ecrire dans le ciel le doux mot d'égalité
Le seul qui vaille au soir des orages
Une fois la stupeur passée

*

N'ayez crainte de ne point savoir
Où le chemin vous mène
Fiez-vous pour une fois
A votre boussole intestine
Qui vous dit le vrai et le juste
Où vos pensées vous en détournent
.
Avancez
La voie est libre
De mains en mains
Transmettez le relai
Fructifiez vos idées
Dans le pot commun de vivre
.
Dispersez vos pensées
Jusqu'à l'ivresse de vivre
.


11-12-14 janvier 2015

© Xavier Lainé, janvier 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire