vendredi 27 mars 2015

Etat chronique de poésie 2434





2434

Taisez vous donc
Vous qui hier attisiez la haine
Réduisiez jeunesse à l'horizon fermé
De vos sinistres calculs
.
Taisez-vous donc fauteurs de guerre
Guerre sociale au nom d'économies
Privatisées entre mains tortionnaires
Vous n'avez pas la parole
.
Taisez-vous donc gens de pouvoir
Gens de sombres stratégies
Où l'homme n'est qu'un chiffre
Sur la liste tragique de vos méprises
.
Taisez-vous donc dirigeants du monde
Vous qui avez abreuvé les monstres
Au lait empoisonné de vos mamelles
Hideux appendices de votre histoire rance
.
Taisez-vous donc sinistres gredins
Disparaissez de notre paysage
Où unis nous aimons vaquer
A nos paroles d'avenir
.
Taisez-vous donc pour une fois
Taisez-vous et laissez parler les morts
Ecoutez donc ce qu'ils disent
En riant de vos piteuses pantomimes
.
Taisez-vous donc tristes sinistres
En vos sinistères sans âme
Contentez-vous d'observer
Votre indifférence crasse
.
Taisez-vous et admirez en quelle tragédie
Vous jetez peuples et jeunesses
Prompts dès lors à se jeter sans conscience
Aux mains crochues des monstres subventionnés
.
Taisez vous donc
Vous qui attisez la haine chaque jour
Réduisez jeunesse à l'horizon fermé
De vos sinistres calculs
Derrière vos murs et vos cuirasses
.


11 janvier 2015

© Xavier Lainé, janvier 2015, tous droits réservés

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