jeudi 26 mars 2015

Etat chronique de poésie 2433





2433

J'n'ai plus 20 ans mais toujours mes illusions
Elles sont ma branche où m'accrocher
En l'hiver des temps sombres
.
J'n'ai plus 20 ans mais toutes mes illusions
Elles sont mon radeau où m'reposer
A l'heure des naufrages programmés
.
J'n'ai plus 20 ans j'me cramponne
A mes illusions d'hier d'aujourd'hui
De toujours car sans elles je crève
.
J'n'ai plus 20 ans j'm'attache à mes rêves
J'm'en vais le nez en l'air sous une pluie de balles
Même pas mal puisque d'illusions j'avance
.
J'n'ai plus 20 ans, plus toutes mes dents
Mais toujours mes rêves et mes pavés tout chauds
Pour les matins d'amertume et de café amer
.
J'n'ai plus 20 ans ha comme ils aimeraient
Que j'n'ai plus non plus d'illusions
Et que j'aille marcher avec les fossoyeurs
.
J'n'ai plus 20 ans c'est sûr mais mon âme
Elle est restée là-bas où nos rêves voguaient
Sur des rives de Seine au fil des flots ardents
.
J'n'ai plus 20 ans c'est vrai mais toujours
Toujours un drapeau rouge en tête
Rouge du sang des sacrifiés des bannis
.
J'n'ai plus 20 ans mais toujours mes illusions
Elles sont ma branche où m'accrocher
En l'hiver des temps sombres
.
J'n'ai plus 20 ans mais toutes mes illusions
Elles sont mon radeau où m'reposer
A l'heure des naufrages programmés

*

Vous ne pourrez jamais rien
Contre le stylo de mon coeur
Celui qui écrit en lettres de sang
Sur le clavier des espérances
La force de nos utopies
.


10 janvier 2015

© Xavier Lainé, janvier 2015, tous droits réservés

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