mardi 24 février 2015

Etat chronique de poésie 2408





2408

Lorsque crépuscule s'en vient
Mes idées planent et voyagent
Franchissent le mur impénétrable
Des songes doux et tendres
.
Le jour s'efface sous les pas de la nuit
Lentement m'en vais rejoindre l'autre territoire
Où vont les âmes enlacées
.
Lorsque crépuscule s'en vient
A pas de loup et ailes déployées
Je rejoins le territoire des ombres

*

Nuit tendue d'enfant malade
Rêves peuplés de fantômes
De rencontres et d'espoir
.
Ce qui reste matin
Scintille d'étoiles vives

*

Fut-il un temps où la connaissance soit partagée
Fut-il seulement un moment qui ne cherche
A en défaire le cours pour mieux satisfaire
Aux pauvres soifs de domination et d'oppression
Que nous le saurions
.
Que nous le saurions
Si n'était notre besoin et notre soif immense
D'une liberté jamais acquise et toujours à inventer
C'est de la résurrection de notre devoir d'Hommes
Qu'il s'agit de causer aux souterrains actifs
Où demain comme hier nous devrons loger
Le travail de nos espérances un moment ébranlées

*

Que faire encore
Qu'écrire et que dire
Sinon crier
Hurler à la mort
Inviter tempêtes
Eclairs et nuées
Convier les plus dignes colères
Au banquet de nos résistances
.
C'est un flot impétueux
Qu'il nous faut déclencher
.


20 décembre 2014 

© Xavier Lainé, décembre 2014, tous droits réservés

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