lundi 23 février 2015

Etat chronique de poésie 2407





2407

Me voilà de la nature des absents.
Le temps se fait court.
Pas un mot ne filtre entre les lèvres serrées du petit jour.
.
Me voilà de la nature des absents.
Les heures me font la tête, résistent à ma soif.
Les mots s'épuisent à gratter au bois de la porte.
.
Me voilà de la nature des absents.
Je sais ne trouver aucun bras où demeurer apaisé.
Troublé j'avance au brouillard de vivre.
.
Me voilà de la nature des absents.
De mes ongles je grave mes ultimes espérances.
Sur les brumes denses de nos hivers.
.
Me voilà de la nature des absents.
J'avance lèvres serrées sous l'effort de vivre.
Balbutie quelques rêves tendres juste avant de m'effacer.

*

Ce serait une bien belle tentation
De ne pas tenir comme tant savent le faire
Les promesses d'hier
.
Répondre au feu qui brûle
Par une flamme en retour
.
Suivons donc le chemin du souvenir
Emu il serpente au secret des soupirs
Frappe à la porte du coeur
S'introduit par la fenêtre
Lorsque les mains tardent
A pousser le loquet des mots
.
Je demeure en l'absence
Puisque tel est mon engagement
Puisque seule la distance
Rapproche les êtres
Blottis dans le silence
Des promesses d'hier
.
Laissons donc le feu couvert
Sous la douce caresse
D'un vent complice
Ouvert à nos menus caprices
.


19 décembre 2014

© Xavier Lainé, décembre 2014, tous droits réservés

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