vendredi 30 janvier 2015

Etat chronique de poésie 2385





2385

Tu mesures l'océan des fatigues
Avance au jugé entre paupières défaites
Ne sais ce que sommeil offre
Puisque rare se fait
Te laissant au matin
Yeux lourds sur les rives
D'un pays hagard

*

Si peu à partager
Sinon mots échappés
En petites fumées
Frêles messages
Délivrés
Lorsque cœur n'en peut mais
.
Où es-tu
Toi qui offrais tant d'amour
A l'horizon de jeunesse
Brutalement enfuie
.
Serais-tu toujours là
Patiente vestale
Assise au bord du monde
Pieds ballants
Au-dessus du parapet
Que rien ne trahit plus ta présence
Sinon petit souffle discret
D'un doux zéphyr
En ta chevelure dénouée
.
Si longtemps fut nue
Emue et tendre
Aux rendez-vous attendus
Lorsque secret tissait encore
De ses lianes
Corps enlacés
Au noir de nuit sans lune

*

Il faut avec acharnement
Maintenir ta vision claire
Ne pas lâcher à l'instant
De franchir le seuil
Puisque d'amour tu ne sais
Vivre sans
Comme sans voix
.


29 novembre 2014

© Xavier Lainé, décembre 2014, tous droits réservés

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