samedi 24 janvier 2015

Etat chronique de poésie 2381





2381

Mes mots vont de leur pas
Blottis au silence des censures
Je ne me tais pas
Vous posez le bâillon

*

Dès lors m'en suis retourné
Entretenir la flamme
Juste avant que tu t'avances
Au soir de nos espérances
.
Si longtemps t'ai attendu
Assis devant l'âtre
Ne sachant en quels tourments
Laisser errer mes sentiments
.
Viendrais-tu enfin
Te blottir en mes bras refroidis
Réchauffer le vieux cœur
Plongé aux gouffres des solitudes
N'en savais rien

*

Tu es venue
Pâle et nue
Sous un sourire de lune
.
Tu es venue
Devant l'âtre presque éteinte
Rallumer la flamme
Des amours évanouies
.
Nos mains se firent ardentes
A défaire la contrainte
De nos ultimes résistances

*

Tu es venue
Pâle et nue
Offrir à mon crépuscule
La folle soif des ultimes désirs
.
A doigts tremblants je dessine
Sur la carte du ciel
L'infinie beauté de ton être
A l'heure où il bascule
Au versant de la vie brûlante
Pâle et nue tu es venue
.

25 novembre 2014 


© Xavier Lainé, décembre 2014, tous droits réservés

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