mardi 30 décembre 2014

Etat chronique de poésie 2364





2364

Je me suis réfugié
Entre les bras du silence
Le tien méritait ce respect
.
Ombre portée au monde qui est
Ne sais vivre qu'au revers
Arpenter petits chemins creux
.
Pas un soupir qui ne monte
De mes rêves éperdus
Vers tes étoiles souveraines
.
J'ai pris refuge en mes vertiges
Abandonné toute prétention
Guidé mes mains aveugles
Sur le tissus des souvenirs

*

Tu avançais nue
Un diadème d'étoile
Sur ta nuit
.
Si longtemps mes doigts
Avaient mis à défaire
La toile éphémère
De tes dentelles ajourées
.
Tu avançais nue
Un diadème d'étoile
Sur ton jour
.
Si tremblantes heures
Lorsque beauté et amour
S'immiscent en nos secrets
Discours éperdus
.
Tu avançais nue
Un diadème d'étoiles
Dans les souvenirs
.
J'avais allumé un feu
En l'âtre de nos silences
Ouvert la couverture
De nos songes éblouis
.
Tu avançais nue
.


13 novembre 2014

© Xavier Lainé, novembre 2014, tous droits réservés

1 commentaire:

  1. Très belle lumière de l'âtre sur l'étreinte secrète. G.

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