samedi 27 décembre 2014

Etat chronique de poésie 2363





2363

Je viendrai sais-tu
Je viendrai m'assoir
Sur le banc
D'où tes rêves s'envolent

*

Lune perdue sous la couverture des nuées
Un rayon tendre vient
Bien avant qu'aube montre son nez
Réchauffer mon âme
.
Nous ouvrirons une parenthèse
Parmi les obscurités du temps
.
Ce qui vient n'a pas de forme
Rien de définitif ne saurait
Tracer le chemin
.
Saurions-nous inventer
L'art de bien vivre
Sans armature ni murs
Qu'il nous faudrait d'abord apprendre
A vivre sans rien attendre
D'un monde qui n'a rien à donner
.
Dès lors c'est aux forces de l'amour
Qu'il nous faut implorer
L'inspiration et l'art
.
Rien ni personne ne saurait
Bâtir la maison définitive
Qui sache abriter la longue quête
Qui fait marcher les Hommes
Depuis si longtemps
Sur les sentiers de leur humanité

*

Le fou désir est un chant d'oiseau
Lancé aux heures grises et bleues
Où nuées encore s'étirent
.
Le fou désir n'a pas de pays
Il vogue et fait naufrage
Sur les récifs du cœur
Si prompt à se laisser séduire
.
Le fou désir n'est qu'un souffle
.


12 novembre 2014 

© Xavier Lainé, novembre 2014, tous droits réservés

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