vendredi 26 décembre 2014

Etat chronique de poésie 2362





2362

Je viendrai sais-tu
Je viendrai m'assoir
Sur le banc
D'où tes rêves s'envolent
.
Ma main prendra la tienne
Un cortège de morts inutiles
Sacrifiés de toutes les époques
Derrière nous fera escorte
.
Et nous rirons
Lèvres ardentes
Crier notre amour
Notre soif de paix

*


Je viendrai sais-tu
Je viendrai m'assoir
Sur le banc
D'où tes rêves s'envolent
.
Je n'oserai plus bouger
Lorsque ta tête penchée
Posée sur mon épaule immobile
Nous écouterons l'autre chant
.
Celui des révoltés de toujours
Des insoumis de toutes cultures
Nous boirons à lèvres éperdues
Les poèmes si lentement psalmodiés


*

Je viendrai sais-tu
Je viendrai m'assoir
Sur le banc
D'où tes rêves s'envolent
.
Dans un baiser de braise
Nous irons congédier
Les vieux mythes
Les fausses alertes
.
Nous aurons l'amour rayonnant
Au front de notre instant
Nous serons penchés
Sur le berceau d'un nouveau jour
Dans la folle étreinte de l'avenir
.


11 novembre 2014

© Xavier Lainé, novembre 2014, tous droits réservés

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