vendredi 31 octobre 2014

Etat chronique de poésie 2318





2318

Dès lors tu t'avances
Et le jour te rattrape
.
En quels cieux encore
Décliner le mot espoir
Puisque ton horizon
Chaque instant rétrécit
.
Dès lors tu t'avances
Et le jour te rattrape
.
Tu ne sais à quel saint
Vouer chaque heure qui passe
Chaque rêve est proie
Sous le joug de ton passé
.
Dès lors tu t'avances
Et le jour te rattrape
.
Du néant de ta vie
Tu tires encore substance
Mots pour mots te tient dit
En la longue mélopée
.
Dès lors tu t'avances
Et le jour te rattrape
.
Ils sont la traîne et le sillage
Que nul ne viendra prendre
Yeux bandés sur les plaies
Que nulle main ne panse
.
Dès lors tu t'avances
Et le jour te rattrape
.
Tu déclines à l'infini de tes pages
Les soupirs et les larmes
Tu traînes sur tes trottoirs
L'insupportable cohorte des sans abris
.
Dès lors tu t'avances
Et le jour te rattrape
.
En vains soupirs tu ouvres
Les portes du désespoir
.


4 octobre 2014

© Xavier Lainé, octobre 2014, tous droits réservés

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