mercredi 29 octobre 2014

Etat chronique de poésie 2316





2316

Au marché des noms d'oiseaux
J'ai fait le plein
Ils m'en ont donné
Toute une cargaison
Pour me chauffer l'hiver
.
N'ayant rien pour payer
Que monnaie de singe
Leur ai laissé ma dépouille
A titre de caution
.
D'un monde à crédit
Me voilà à l'unisson
Pris au lasso des jours
Où soif toujours s'étend
.
Vivre ici n'a pas d'autre but
Que de rembourser la dette croissante
Par un travail toujours moins payé
Logique implacable d'énarques sans vergogne
Nourris au biberon de nos impôts déchus

*

Bleu du ciel par la vitre entrevue
Avec petits sommets de feuilles
Demeurées en nostalgies d'été
.
Tu cours après les heures perdues
En vaines recherches de sommeil
Rien ne te rattache
A ce monde essoufflé
.
Tant y retiennent leur soupirs
Tant y laissent couler lave de larmes
Tu attends

*

Vois
Vois par la fenêtre de tes rêves
Une autre source foisonnante
Où se baignent tendres naïades
Petites fées virevoltantes
A leurs épaules de lait
.
Sais-tu ce qui commence
Où la page des vertiges s'ouvre
Sous tes pas d'amertume
.


2 octobre 2014

© Xavier Lainé, octobre 2014, tous droits réservés

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