samedi 25 octobre 2014

Etat chronique de poésie 2312





2312

A n'en plus pouvoir
Tu fulmines
Cadavres encore chaud
Etendus sur l'écran
Images terribles
D'un monde en guerre
Sempiternelle
Jamais interrompue

*

Ils voulaient le choc
Le voilà servi
Visages masqués
Sans courage
.
Les traîtres vont toujours ainsi
Qu'ils ne tuent que dans l'ombre
Ne regardent jamais leurs victimes
S'imaginent soutenus
Par quelque dieu sans esprit

*

Dès lors m'arrête
Contemple la place
Mur de livres à son bout
Qui frémit des pluies de la veille
.
Un silence accompagne mon regard
Ne sais que dire qui sache
En franchir le mur
S'affranchir du déjà dit
Du déjà vu
Du jamais compris

*

Debout devant la porte
J'attendais en vain
Quelque âme bienveillante
Qui viendrait entendre
En quel sang se baigne l'époque
Si semblable à toutes les autres
.
Personne sinon la nuit
Quelques étoiles vacillantes
Au ciel de ma patience
.
Je suis d'une espèce perdue
Qui ne sait que rêver
.


26 septembre 2014 

© Xavier Lainé, octobre 2014, tous droits réservés

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