lundi 29 septembre 2014

Etat chronique de poésie 2291



2291

Le médiocre juge
Mais n’entend rien
De ce que son jugement prononce

*

Laisse tes mots s’éteindre
Sur la paroi du jour
Vis donc tes rêves
Dans le cocon des brumes

*

Mes pas sont d’éternelle errance
.
Amère amertume
Sous ciel couvert
Pour un pays en berne
.
A ne jamais regarder le ciel
C’est le Nord qui se dérobe
.
Au bord du précipice
Tu contemples tes idées envolées
.
Une aube délicate
Pose ses doigts
Sur le front des orages

*

Une fois le défilement des mots
Arrêté au centre de la page
Il te faut reprendre le fil
Et l'aiguille à repriser
.
Repriser les pensées
Hagardes d'avoir trop contemplé
Les fracas et les cris
Les affreuses vociférations
Les vitrines brisées
Aux devantures d'un monde mort
.
Tes doigts posent le baume
Sur le front dégarni par l'âge
Tant d'homme depuis toujours
Se sont dressés contre l'outrage
Qu'à ton tour tu te lèves
.
N'attendant rien en partage
Tu te remets à l'ouvrage
.


27 août 2014 

© Xavier Lainé, septembre 2014, tous droits réservés

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