jeudi 25 septembre 2014

Etat chronique de poésie 2289





2289

Dans un frémissement de l’air
C’est la vie trépidante de la ville qui soupire
.
Tu pleures sur ta beauté fanée
Brises les miroirs où se reflète ton âme
Ne peut empêcher le volcan
D’émettre ses fumerolles de bonté

*

Beau archiver les pages
Incapable de trouver temps nécessaire à leur relecture
Ne sais vraiment où se trouve
Le chemin ouvert sur petite liberté
.
Si je savais confier au vent autre chose que mots vains
De quelles graines saurait-il ensemencer nos avenirs ?

*

Il regardait
Médusé
La lente et sûre promotion
De celles et ceux qui n’avaient rien à dire
.
Pris dans les griffes d’un temps résolument trop court
Tu te confonds en excuses
De ne pas égrener plus de petits cœurs
Sur les pages amicales du jour
.
Tu te prives de commentaires
Tant parfois la beauté te laisse sans voix
.
A trop attendre
Tu perds ton souffle

*

Et pourtant
Ils ont remis des pavés devant toutes les portes !

*

Saisis donc l’instant qu’ils disent
Mais le voilà qui te glisse entre les mains
Petit sourire au coin des lèvres
.
C’est un drôle de ciel que celui-là
Il hésite encore à se lever
Il sait qu’il doit pour ne pas sombrer
Mais il attend
.
Mais il attend
.


25 août 2014 

© Xavier Lainé, septembre 2014, tous droits réservés

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