mardi 23 septembre 2014

Etat chronique de poésie 2287



2287

Laisse donc vent
En tes cheveux fous
Ouvrir la voie
Couvrir les voix
Chanter à l'unisson
Où s'épanche tes sources
Sur les rives giboyeuses
D'amour et de partage
.
Où tu te caches
Les yeux ardents
Te suivent
Où tu te reposes
Les mots tendres
Se déposent
.
Bois
Bois donc au puits
Ouvre tes lèvres
A la tendre musique
Que les doigts écrivent
Sur ta peau d'extase
.
Où tu loges tes pensées
Le cœur se blottit
Assoiffé de tes mots
Où orient et occident
Se rencontrent en silence

*

J'ai ouvert la voie d'eau
Pour que ma barque fasse naufrage
Me délaissant au doux rivages
Où tu m'attendais
Ô amoureuse
.
J'ai bu dès lors à tes lèvres
La boisson d'éternité
Le suc délicieux des ruches
Ô abeille langoureuse
.
Le chemin fut si long
Et si périlleux le voyage
Qu'enfin tête à tête
Nous déclinons nos verbes frêles
En l'esquif d'une vie de hasard
.


23 août 2014 

© Xavier Lainé, septembre 2014, tous droits réservés

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