dimanche 31 août 2014

Etat chronique de poésie 2272



2272

Funambule tu hésites
A te retourner
A avancer
A reculer
.
Le fil est si ténu
Tu sais à quoi tient une vie
Aujourd’hui tu es là
Demain
Silence
.
Il en faut si peu
Une balle perdue
Une roquette mal placée
Ta propre imprudence même
.
Tout bascule alors
Dans ce blanc voluptueux
Tu peux choisir encore
De partir ou rester
.
L’heure venue
Tu ne sais ton choix

*

Qu’un grand soleil éclabousse ton âme
Que ton cœur résonne à l’unisson
Des égarés de ce monde
Que ta voix s’élève
Avec chœur magnifique
Des sans voix
Des sans patrie
Des exilés des fuyards
Tu ne l’entends
.
Il en faut si peu
Pour qu’un point soit de non retour
Il en faut tant
Pour qu’un autre chemin s’ouvre
Où tu ne voyais que barrières
.
Tes doigts et tes pensées se font lourds
A l’heure d’inconscience
Où chacun bascule et revient à lui
Dans le fracas de béton effondré
.


4 août 2014

© Xavier Lainé, août 2014, tous droits réservés

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