samedi 30 août 2014

Etat chronique de poésie 2271



2271

Délaissant les rives indélicates
Où sang et larmes coulent en fleuve
Tu te tournes vers d’autres lieux
Erres tant que tes forces le permettent
.
Ici
Où tu fais le premier pas
Commence ton nouveau monde
Le sentier est étroit
Mais tu sais où il te mène
En cette quête infinie
.
Tu contemples le monde en ce qu’il est
Pleures à chaudes larmes
Sur les petits corps encore chauds
Mais jamais n’arrêtes ta course
.
Où tu vas tu n’invites personne
Seuls ceux assez libres
Peuvent t’emboiter le pas
Non pour te suivre
Mais pour inventer leur propre chemin

*

Ainsi vont mes pensées
En ces jours trop chauds
Trop semés de tristes violences
.
Ainsi vont mes mots
Qui ne savent faire de détour
Dès lors que misères
Se présentent en obstacle
A libre course

*

Je suis de cette espèce
Sitôt tombée qui se redresse
Ne laisse jamais voguer
Ma dérive en sempiternelles lamentations
.
Il me faut grand voile déployée
Arpenter les maints visages
Qui se fardent d’oripeaux humains
Parfois m’abordent d’un sourire
Juste avant de s’évanouir
Lorsque crépuscule s’en vient
.


3 août 2014 

© Xavier Lainé, août 2014, tous droits réservés

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