jeudi 28 août 2014

Etat chronique de poésie 2269



2269

Silencieux et accablé
Silencieux car accablé
.
Toi silencieuse aussi
Puisque l’air qui nous sépare se fait rare
La distance s’amenuise
Au fil du temps qui passe
.
Seul le bruit des bombes
Le cri des massacrés
Sous la grande faux d’inhumanité
Fait obstacle encore
A l’échange de nos sourires
.
Toujours ce bémol
Sur la partition du bonheur
Que l’été assassin pose
Tandis que crépuscule tombe

*

Bien sûr ici tant de quiétude
Tant d’inquiétude aussi
Pour qui pleure sous les ruines
.
Vivre
Bien entendu
Vivre
Et mesurer le poids sur les épaules
Les dos peu à peu plus voutés
De devoir avancer contre courant
Sous le couvercle des questions

*

Voyez donc en quels traits défaits
Vont les belles de nuit
Lorsque le voile tombe
Sur leur nudité radieuse
.
Voyez donc en quelles prisons
Vont peuples éperdus
Dès lors que de partout
Ne sont que sombres compromis
.
Impossible d’y voir clair
De dénouer l’écheveau des rêves
Puisque désormais ils ne peuvent que pleurer
.


31 juillet 2014 

© Xavier Lainé, août 2014, tous droits réservés

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