mercredi 27 août 2014

Etat chronique de poésie 2268



2268

Pris dans le tourbillon d’être
Sans doute te faudra-t-il un jour
Contempler la page blanche
Et l’abandonner à son sort
.
Pris dans le tourbillon de vivre
Sans doute sauras-tu un jour
Arrêter le fleuve des mots
Contempler la page blanche
Délaissée à ce qu’elle est
.
Pris dans le tourbillon d’aider
Tu finiras par oublier d’exister
Ton souffle accroché à d’autres
T’interdire de respirer
Une fois les rives de conformité
Abordées sans aucune intention

*

Ainsi vogue ton navire
Sur l’océan des jours avec
Sur le long fleuve impétueux
Des jours sans
.
Tu contemples le monde
Enfermé dans sa spirale
De violences aveugles
Tu erres avec les exilés
Chaque nouvelle bombe
Ouvre tes vieilles plaies
Tu chavires
Tu tangues et roules
Appréhende les récifs
Sans savoir les éviter
.
Te voilà pris dans l’engrenage des oublis
Tu avoues ton impuissance
Et ton malaise de celle-ci
.
Le ciel gronde un instant
Largue ses traits de pluie
Sur les têtes estivales
Qui vont râlant de ce piètre temps
Aveugles et sourds à la plainte du monde
Ils vont de leur pas touristique
.


29 juillet 2014

© Xavier Lainé, août 2014, tous droits réservés

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