mardi 26 août 2014

Etat chronique de poésie 2267



2267

Alors tu vois
Je regarde le ciel
Avec ses lourdes nuées grises
Et son implacable chaleur
Cigales timides
A l’ombre du marronnier
Et guerre déjà en dedans
.
Ô mes enfants d’infortune
Savez-vous toute la difficulté de vivre
De chanter et d’écrire
Dès lors qu’entre vous déjà
Tonnent les canons de la discorde
.
Vous alimentez la querelle
En vains comptes de qui ferait mieux
Vaine compétition sans cesse
Où vous guident aveugles adultes
.
Toujours vous en faut plus
Toujours vous en faut mieux
Avides vous passerez
A côté de la vie
.
Et je n’aurai que larmes à verser
Pour vos absurdes violences

*

Hors de moi je crie
Je crie à n’en plus pouvoir
De ce monde cynique et corrompu
.
J’ai tant appelé la grande faucheuse
Qu’elle fait un grand détour
Me laissant épuisé
A régler mes comptes
Avec le sort qui n’en est pas

*

Il n’y a pas de poète
Au numéro que vous avez demandé
Il n’y a qu’homme en sursis
Entre deux dates
Entre deux temps
Entre deux pensées
Grand écart assuré
.


28 juillet 2014 

© Xavier Lainé, août 2014, tous droits réservés

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