lundi 25 août 2014

Etat chronique de poésie 2266



2266

A la source du poème
Je bois le vinaigre
Aigre m’en vais de par le monde
Convaincu de la vanité
Qu’offre chaque instant
.
Un mot un seul
Est une arme qui blesse
Un dard planté en la chair
Une flèche décochée
Qui entraîne le jour
En ses vertiges sans promesses

*

Je vous ai tant attendus
Tant entendus
Tant vus vous perdre
Entre les lianes
D’un temps sans âme
.
J’ai tendu la main
La plume
La page
Les mots
.
J’ai perdu sur le terrain des rêves
Les miens sans doute étaient trop intimes
Trop ancrés en une chair d’être
Qui serait au-dessus des lois de ce monde
.
L’âge n’aidant pas
Je demeure sur le quai
Vous vous trémoussez
Sur des rythmes et sons endiablés
Je demeure étranger

*

Etranger à ce monde
De faux amusements
De fêtes factices
De fausses joies
Déclinées entre amis
Sans un regard pour l’autre
Tombé sous les coups funestes
D’un monde à l’agonie
.


25 juillet 2014 

© Xavier Lainé, août 2014, tous droits réservés

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