mercredi 30 juillet 2014

Etat chronique de poésie 2252



2252

Comme un puits sans fond
Tu vois
Comme un puits sans fond
.
Beau tenter d’éponger
Jamais ne s’arrête la fuite
.
Comme si de tes pores
Sortait l’eau lustrale
Des fatigues les plus anciennes
.
C’est lave gluante
Qui empèse tes jours
Alourdit tes nuits
Du plomb de ton histoire

*

Plus plomb que le plomb
La mort
Et puis le deuil impossible
D’un enfant dans sa peine
.
Tandis que tu dors
Fils 
Du sommeil du juste
La triste faucheuse
Est passée sur tes rêves
Coupant net hors de ta joie
L’existence de ton animal
De ton totem
.
Hier encore heureux
Tu admirais ses facéties
En haut d’une échelle
Aux échelons d’un échafaudage
.
Il m’a fallu sous un soleil de plomb
Relever son petit corps tout raide
Oté à ta tendre affection
.
De plomb te dis-je
Me voilà de plomb
Journée en berne
D’avoir trop espéré
Tandis qu’au dehors
Les tôles affolées aiguisaient leurs armes
.


6 juillet 2014

© Xavier Lainé, juillet 2014, tous droits réservés

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