lundi 28 juillet 2014

Etat chronique de poésie 2250



2250

C’était si clair
Sous les frondaisons
Que la magie des mots
Saurait nous donner des ailes
.
C’était si clair
Sous un soleil de plomb
Dans l’assourdissant discours
D’un orchestre cigalier
.
Regards complices à l’orée des pages
Le ciel pour témoin de nos mots libérés
Plus rien ne saurait retenir nos rêves
Puisque nous voici complices

*

La limite est ténue
Qui va du normal
Au pathologique
.
C’est un fil invisible
Une frontière impalpable
En deçà toutes grâces
Au-delà point de salut
.
Toi qui navigues
De part et d’autres de ces marées
Houle continue d’une rive à l’autre
Tu ne sais à quoi tenir tes pensées
.
Tu observes
Avances à tâtons
Laisses le champ ouvert
Aux possibles retours
.
Il n’est jamais d’aller simple
En l’âme vivante
Mais lente oscillation
Au soupir des heures
A la monotonie des jours
Qui te fait semblable et différent
Jamais tout à fait identique
Bâtissant ta mémoire
Sur l’espace ressenti
La trace et l’empreinte
.


4 juillet 2014

© Xavier Lainé, juillet 2014, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire