mercredi 28 mai 2014

Etat chronique de poésie 2212



2212

J’t’ai attendue, j’te jure, j’t’ai attendue.
Mais t’es pas v’nue, alors j’suis reparti.
J’ai mis mon attente dans ma poche
Avec un gros mouchoir dessus
Pour faire taire mes désirs déçus
Mes rêves sans avenir
.
Mes rêves sont l’avenir
Ils demeurent dans cette posture
Depuis si longtemps
Que j’en fais mon affaire
Mes rêves sont bien plus beaux
Que toutes vos grossières salades

*

Mais je ne parlerai pas de vous
Car à parler de vous
Je ne ferai que souligner
Ce que je n’ai rien su faire
En une vie écoulée
.
L’aube était chargée de nuages noirs
Un vent délicat en efface les restes
Mais je n’ai rien vu
Trop absorbé dans mes vaines attentes

*

Qu’elles sont dures
Les larmes du soir
Et la tristesse enfermée
En petites valises rouges
.
Elles frappent à la porte du crépuscule
Laissent tomber leur lot de malaise
La lassitude de vivre
Lorsque tout se délite
Usé jusqu’à la corde
Sur la crête escarpée
De nos égoïsmes bavards
.
Qu’elles sont dures
Les larmes du soir
Lorsque plus un lieu
Ne sait être port d’attache
A l’âme déchirée
Sur le couteau de vivre
.


30 avril 2014

© Xavier Lainé, mai 2014, tous droits réservés

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