samedi 21 septembre 2013

Lorsque juger sonne faux (Extrait provisoire de "Carnet du présent")




Pour Arezki

Ô vous tous
La faute est inexcusable
Et nous n’aurions jamais du

Jamais du laisser
Arezki seul
Devant la honte
Et la souillure

Ô vous tous
La faute est un affront
Lorsqu’elle tombe dans le silence

Ce silence d’une ville
Qui se voudrait sans histoire
Quand il en faudrait tant
Ville à grand besoin
De dire pour grandir

Ô vous tous
Je dis et je répète
Qu’importe le drapeau

Qu’importe le drapeau
En vrai monde sans frontière
Taisez-vous donc mufles
Qui cherchez barbelés et miradors

Ô vous tous
Je dis qu’un enfant meurtri
Est grand si le crime est dénoncé

Nos langues ne sont pas nos langues
Ne sont que véhicules
Pour l’esprit qui les anime

Nos langues sont faites pour s’embrasser
A l’ombre des porches
Où la vie fait histoire
Sous les fenêtres arrogantes

Ô vous tous
Nous ne serons grands
Qu’au jour de dignité
Des crimes rendus impossibles

© Xavier Lainé, 21 septembre 2013

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